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Bookaholics ?
22 juin 2009 · Laisser un commentaire
Les bookaholics ne sont plus anonymes – La république des livres – Blog LeMonde.fr
De France, where else ?
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Kafka plagie Beckett
16 mai 2009 · Laisser un commentaire

Pierre BAYARD, Le plagiat par anticipation, Les Éditions de Minuit, Paris, 2009 (155 pages).
Voici un essai éblouissant, que je viens de terminer. Et me demande comment vous le présenter, ni même le résumer. Soyez patients, j’ai trois brouillons d’articles en réserve, et dont je suis loin d’avoir fini la mise au net (ou la mise au Net…). C’est que, la tendinite soulagée, la vie privée, et un heureux événement, ont fort sollicité mes jours et mes nuits. Moins de temps de lecture, moins de temps d’écriture. La semaine qui s’annonce semble, en revanche, prometteuse : sera-t-elle laborieuse ? Je file, un nouveau titre m’attend à la bibliothèque, le nouvel essai de Régis DEBRAY.
Les premières pages (sur le site de d’éditeur ) :
http://www.leseditionsdeminuit.eu/images/3/extrait_2600.pdf
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« Je suis charette »
29 avril 2009 · Laisser un commentaire
24 heures Philo: “Je suis charrette”, une expression disséquée
Article tiré du blog de François NOUDELMANN, l’animateur des Vendredis de la philosophie. J’apprends cette expression, et c’est le coup de foudre. Surtout qu’elle me fait penser à l’animatrice éponyme de l’émission de Radio-Canada (l’agitée de la matinée…).
J’adopte.

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La langue comme art de vivre
29 avril 2009 · Laisser un commentaire
Passionnante émission des Vendredis de la philosophie, avec, entre autres, le non moins passionnant Claude HAGÈGE. On y parle, au détour d’une parenthèse, de la langue d’ici…
Pour moi, j’attends le livre de William MARX, Vie du lettré, chez Minuit, dont voici la présentation qu’en fait l’éditeur :
« Ils lisent des textes, les rassemblent, les éditent, les commentent, les transmettent aux générations futures, produisent à leur tour d’autres textes : ce sont les lettrés, apparus parmi nous voici déjà quelques millénaires. Voués à l’écrit, ils forment le socle d’une civilisation, en garantissent la continuité, mais participent aussi à sa contestation. Le plus souvent invisibles ou méconnus, ils composent une communauté secrète, reliée à travers les temps et les lieux par des rites partagés, des habitudes analogues, des affinités mystérieuses.
» Qui sont-ils ? Comment vivent-ils ? Où habitent-ils ? Que mangent-ils ? À quelles amours s’adonnent-ils ? Comment naissent-ils et meurent-ils ? À toutes ces questions et à bien d’autres, ce livre apporte des réponses précises et concrètes. Il peut se lire comme la description d’un mythe fondateur des civilisations à écriture, de Confucius à Barthes, en passant par Cicéron, Pétrarque et Freud. Mais peut-être vaut-il mieux le prendre comme une invitation à se détacher de l’existence ordinaire, pour entrer dans un autre rapport au monde et au temps. C’est un manuel de savoir-vivre. Ou de savoir-livre. »

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Lecture en cours
18 avril 2009 · Laisser un commentaire
Un horaire assez chargé, encore et toujours des travaux chez moi, a ralenti sinon ma lecture, du moins la rédaction du blog. Piètre excuse, on a toujours devant soi quelques minutes à grappiller, surtout quand il s’agit de perdre son temps.
Bref, je suis revenu aux essais :
Mathieu LAINE, Post politique, JC Lattès, Paris, 2009, (286 pages).
Pour plus de renseignements, voir la page web de l’auteur : http://www.postpolitique.com/
La prose est emportée, ce qui est normal vu la jeunesse de l’auteur, mais j’aime la façon dont il dresse le bilan de l’État providence et appelle une renaissance du politique.
Lucien JERPHAGNON, Les dieux ne sont jamais loin, Hachette Pluriel, Paris, 2006 (223 pages).
Présentation de l’éditeur
« Le présent essai revisite, de façon extrêmement vive et plaisante, les mythes de l’Antiquité (biblique, gréco-romaine et paléo-chrétienne). A travers cet inventaire, c’est une approche de la pensée mythique qu’il propose, allant de pair avec le constat de sa cruelle absence aujourd’hui.» Les Anciens allaient et venaient du mythe à la philosophie, de la légende à l’histoire – et tout se passe comme si ces deux pôles antithétiques se nourrissaient l’un l’autre. Mais avec l’avènement du monothéisme judéo-chrétien, puis de l’islam, ce va-et-vient souple s’est, au fil des siècles, durci en deux pôles antithétiques, prétendant à la vérité de manière exclusive : la religion et la science. Partant, c’est l’intelligibilité même de la pensée antique qui nous a peu à peu échappé.
» L’auteur, spécialiste éminent de saint Augustin (pour qui « la vraie philosophie, c’est la vraie religion »), n’hésite donc pas à reprendre, avec humour et érudition, le chemin des mythes. Il nousinvite à entendre autrement ces légendes qui, au détour d’une histoire de déluge ou de métamorphose, nous plongent au cœur de l’homme. »
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Un pays à l’aube
18 avril 2009 · Laisser un commentaire
Dennis LEHANE, Un pays à l’aube, traduit de l’anglais (É.-U.) par Isabelle MAILLET, Titre original The Given Day, Rivages/Thriller, Paris, 2009 (759 pages).
J’avoue avoir fait l’impasse sur une bonne centaine de page pour me rendre directement au dernier chapitre et à sa prévisible apocalypse. Je n’avais pas le choix, je devais rapporter le livre à la bibliothèque. Sans l’ombre d’un doute, cela fera un assez bon film pour peu qu’un SCORSESE s’y mette. Tous les personnages nécessaires à une fresque américaine sont là : Irlandais, Italiens, Blancs, Noirs, possédants, opprimés, terroristes, gangsters, et tous les ingrédients : amour, sexe, alcool, argent, violence, honneur et corruption.
Pour ce qui est du roman en tant qu’œuvre littéraire, j’avoue aussi que je me suis laissé prendre, même si l’omniprésence des dialogues m’a fort ennuyé. C’est écrit, mais y a-t-il du style ?
Bref, à voir si vous le pouvez, à lire si vous y tenez.
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Il faut bien en rire
1 avril 2009 · Laisser un commentaire
Patrick RAMBAUD, Deuxième chronique du règne de Nicolas Ier, Grasset, Paris, 2009 (180 pages).
Pour me reposer de ces récentes et fort sérieuses lectures, à l’heure même où le le Très Précieux de la France s’agite devant les micros à Londres avec des mines de diafoirus au chevet du capitalisme, je vais me te vous la lire cette deuxième chronique de son règne.
Rapportant le livre de la bibliothèque, je me disais in petto qu’ils sont bien chanceux, les cousins Français, d’avoir un tel sire. Les nôtre, de sires, sont bien tristes, et n’attirent guère les chroniqueurs et n’inspirent aucun pastiche. À peine les caricaturistes, il faut bien remplir sa case quotidienne.
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D’une part, d’autre part.
28 mars 2009 · Laisser un commentaire

Daniel MENDELSOHN, L’étreinte fugitive, Flammarion, Paris, 2009; traduit de l’anglais (États-Unis) par Pierre GUGLIELMINA, The Elusive Embrace, 1999, (285 pages).
Le fait commence à être connu, ce « nouveau » livre de Daniel MENDELSOHN, prix Médicis en 2007 pour Les Disparus (voir le commentaire dans ces pages) grand succès tant critique que populaire, a été écrit il y a une dizaine d’années, premier volet d’un triptyque dont le troisième volet est en cours de gestation. Le succès de celui-ci aurait-il rendu l’éditeur plus téméraire vis à vis de celui-là ? Les affaires sont les affaires même dans l’édition, remercions donc l’audacieux éditeur de nous offrir L’étreinte fugitive avec seulement deux lustres de retard.
Critique littéraire et écrivain et, de surcroît, amateur de langues mortes et « habitué aux tombes », MENDELSOHN construit sa réflexion autobiographique — que certains tirent du côté de l’auto-fiction — sur une particuliriarité du Grec classique : le men et le de, dont l’évocation m’a, moment proustien, ramené quarante ans dans mon passé et à mes jours de Méthode et de Versification, à l’extrème couchant des jours de feu le cours classique. Ces particules ne signifient rien en soi, mais structurent la phrase qui présente deux idées : « les Grecs ont chargé, les Troyens les ont repoussé », illustrant ainsi la façon de penser bipolaire des Grecs classiques.
Tout sera donc dans L’étreinte fugitive, articulé sur ce mode moins bipolaire que complémentaire : « Nous sommes toujours deux choses en même temps », que ce soit l’homme qui accepte de prendre en charge la figure de père pour l’enfant d’une amie, laquelle vit en banlieue de New York, mais continue à habiter le quartier gay de cette même ville : « quelqu’un qui désire l’amour, mais qui aime le désir ».
Particules qui, on le remarquera, sont dans son patronyme…
Fort belles pages sur la question de l’identité, des origines, judaïté, homosexualité, le même et l’autre, depuis les premiers émois d’une certitude qui ne s’avoue pas encore : l’attrait pour ces garçons blonds du Sud, à l’accent traînant. Ainsi que, tout aussi fondamentale, la découverte d’une vérité tue, une vérité à visage de Janus, de la famille de son père quand à une tante « morte avant son mariage ». Progression aussi du personnel au familial qui amènera l’auteur à voyager dans le monde et dans le temps à la recherche de cette histoire, à être « touriste dans la souffrance des autres ».
Ces pages ne constituent pas la plus audacieuse, ni même la plus profonde, réflexion sur la question gay : il n’en demeure pas moins que sa construction « à la grecque » rend avec justesse l’interrogation permanente d’un homme sur lui-même, avec une justesse telle que le lecteur est facilement amené non pas tant à s’identifier à lui — quel miroir nous tend-il, et quelle image de nous y voit-on ? — qu’à faire sienne cette interrogation.
Ayant fait ce périple, le lecteur pourra aller à la rencontre Des disparus; ou y revenir s’il a déjà lu ce livre si puissant.
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