Les cendres et le plumeau

Toute affaire cessante…

11 juillet 2007 · Laisser un commentaire

Allez écouter l’impériale Moreau, en direct du festival d’Avignon, dans le cadre de l’émission de Frédéric Mitterrand, Ça me dit, l’après-midi :

France Culture

Et mourir de plaisir… Un jour, peut-être, je partagerai un souvenir avec vous.

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Entre chien et loup

11 juillet 2007 · Laisser un commentaire


André BLANCHARD, Entre chien et loup, Le dilettante, Paris, 2007 (128 pages) édition augmentée, première édition parue en 1989.

Ayant perdu le temps que vous savez à lire ce que vous savez, ce qui m’a toutefois donné l’occasion d’un salvateur coup de tabac, je n’ai pas eu l’occasion de vous parler plus tôt de merveilleux livres d’un auteur que j’ai pris grand plaisir à découvrir en mai et juin.

Pour l’heure je vous laisse sur l’incipit, comme d’habitude, et vous reviens un peu plus tard :

Tout le monde ne peut pas s’appeler Marcel

On ne voit pas le temps passer, disent les gros bras de l’agitation; s’il en allait ainsi de l’écrivain, les muses le révoqueraient pour intelligence avec l’ennemi.
Et pourtant, c’était hier, il me semble, que j’expédiais cette première tournée de Carnets à un éditeur qui se montait en ménage, sans dot, qui hasardait petits tirages et petits volumes pour se faire les reins, et dont le nom fût allé au mioche comme réponse lorsqu’on l’enquiquinait avec ce qu’il voulait faire quand il serait grand :

- Dilettante, na !

L’être, dilettante, aura été de soi chez moi qui, dès l’époque des culottes courtes, ne me sentais aucun atome crochu avec une vie pour de vrai; et c’est en toute logique qu’à mes débuts, griffonnant au brouillon des notes dont j’ignorais qu’elles seraient comme les ancêtres des Carnets, j’avais placé cela sous le titre : En dilettante. C’est un mot qui ménage la gravité non sans tenir en respect son excroissance, qui est de se prendre trop au sérieux – il y a des avant-gardes pour ça. Et c’est un mot qui réfute l’idée de carrière : la littérature est une dame avec qui on batifole et fait le fou, et non pas, selon le vocabulaire des va de l’avant et de la gueule, une «opportunité», dont trop se servent afin de rentabiliser une ambition. Que font les lecteurs ?

- Peut-être qu’ils achètent plus qu’ils ne lisent.

Ce que postillonnait Danton, de l’audace ! j’en eus à l’époque, en ce mois de juin 1988, car proposer à la publication ce genre d’écrits par lesquels d’habitude on finit, c’était bien saugrenu, une idée de jeunot qui n’a pas froid aux yeux. Corrigeons illico le crâneur : si je pouvais faire valoir de la verdeur, celle d’une plume benjamine, j’étais de la branche vocation tardive, la trentaine déjà étrennée.

J’espère que sans attendre cette mise en bouche vous donnera envie de passer, sinon à table, du moins chez votre libraire pour commander le livre (vous ne le trouverez pas sur les tablettes, c’est promis, d’aucun renault-bric-à-brac ou autre échoppe à la PKP).

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Une petite distraction

11 juillet 2007 · Laisser un commentaire

Je ne résiste pas à la tentation de vous recommander le billet de Delfeil de Ton dans le Nouvel Obs de cette semaine. Le dernier, avec une pensée pour tous les « accomodants raisonnables » d’ici et d’ailleurs :

La foi qui sauve

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Plasticité du cerveau

11 juillet 2007 · Laisser un commentaire

La télé, parfois, peut ne pas être totalement dépourvue d’intérêt, témoin l’émission de TVO, The Agenda with Steve Paikin, où j’ai vu une interview avec le Dr Norman Doidge, à la suite de laquelle je me suis procuré, à la bibliothèque, son plus récent ouvrage.

Selon lui, contrairement à ce que l’on pensait encore récemment, le cerveau présente une grande plasticité et, dans une certaine mesure, pourrait se regénérer. Pour les quinquas, dont je suis, la diminution ou la perte de leurs facultés mentales (pour peu, of course, qu’ils en aient) est un sujet de préoccupation.

En un mot, il ne faut désespérer de rien. La théorie est plaisamment argumentée par l’auteur, le plus souvent à partir de cas rencontrés dans sa pratique. Une lecture agréable, en conclusion, me reste à m’abonner à un gym du cerveau !

Le lien suivant vous conduira à la page de l’auteur.

Norman Doidge, M.D. | The Brain That Changes Itself

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Dans la foulée, j’ai lu Féminin, masculin : mythes et idéologies, publié sous la direction de Catherine Vidal en 2006 aux éditions Belin, lequel veut en finir avec idées reçues et préjugés déterministes du genre : le cerveau de l’homme est plus grand, le cerveau de la femme est moins volumineux, donc… la nature exige que… L’être humain échappe, dans ses comportements, au déterminisme biologique, nous avons tous un cerveau unique, et plastique.

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