Je viens d’entreprendre la lecture du récent roman de cet auteur, Le boulevard périphérique, et j’ai crû bon, avant de le commenter, de vous suggérer de lire l’entretien qu’il a accordé à EVENE.
Henri Bauchau
30 mars 2008 · Pas de commentaire
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Les meilleurs de 2007 selon LIRE
4 février 2008 · Pas de commentaire
Eh bien ! Il semble que Les disparus recueille les suffrages d’authentiques critiques littéraires, puisque le magazine Lire le retient comme le meilleur livre de 2007. Jetez un coup d’oeil à cette liste, cela change des nunucheries proposées par les librairies à coup de coeur…
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Julien Gracq
13 janvier 2008 · Pas de commentaire
Je voulais traiter de Julien GRACQ, décédé en décembre dernier, qui est, pour moi, l’un des auteurs du siècle dernier qui m’ont le plus marqué. Le Nouvel Observateur ayant constitué un dossier sur le sujet, je me permets de vous y renvoyer.
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Lire sept minutes par jour
20 novembre 2007 · Pas de commentaire
Attention, peut-on tomber plus bas ? Lire n’est pas une priorité l’Iran, si.
Le Monde.fr : Livre blanc, par Robert Solé
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Michel ONFRAY à Contact
26 octobre 2007 · Pas de commentaire
Parfois la télévision sait faire, remercions donc Stéphan Bureau pour cette lumineuse intrevue avec le philosophe hédoniste Michel ONFRAY, dont ceux qui me lisent (ou mieux, me connaissent…) savent que j’essaie de m’inscrire dans sa pensée.
Ce lien vous conduit à la page, sur le site de l’émission, qui lui est consacrée. À voir et à lire.
CONTACT - Les invités - Michel Onfray
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Histoire de lecture - 1
25 octobre 2007 · Pas de commentaire
Patrick MODIANO, Dans le café de la jeunesse perdue, Gallimard, Paris, octobre 2007
À chaque saison son livre. C’est bien connu.
Ainsi l’été, même si nul ne veut bronzer idiot, ramène les pavés sur le sable, d’histoires sentimentales, le roman de plage ayant remplacé celui dit de gare, forts volumes que traînent dans leur sac les mêmes lecteurs qui se plaignent des longueurs de Proust.
Au mois d’août, soleil ou pas, survient le déluge. C’est le temps des à lire toute affaire cessante, des attention chef-d’oeuvre et autres incontournables coups de coeur.
Puis vient l’automne, chez nous avec ses couleurs et les ultimes douceurs d’un soleil de plus en plus oblique.
Pour moi, l’automne n’a jamais été une saison triste. Les feuilles mortes et les jours de plus en plus courts ne m’ont jamais évoqué la fin de quelque chose mais plutôt une attente de l’avenir… Même quand il pleut.
L’automne est, pour moi, d’autant plus agréable qu’il m’apporte le nouveau Modiano.
Cette année, je me le suis procuré, profitant d’un passage à Paris et d’une grande chance, le jour même de sa sortie, le 4 octobre, alors qu’il lui faudra normalement plusieurs semaines, caprices de la distribution, pour franchir l’Atlantique.
Il y a de l’électricité dans l’air, à Paris, les soirs d’octobre à l’heure où la nuit tombe.
Un Modiano se lit avec un plan de Paris; on se promène dans la ville qu’on y soit ou qu’on qu’on vive aux antipodes. Mais il faut un plan. Or, justement, le mien, je l’ai laissé à Paris, je crois, à la table d’un café. Un café de la rive droite, dans le quartier Beaubourg, où j’habitais. Oubli qui me force à solliciter mes souvenirs du quartier de l’Odéon, celui du Condé, mais d’un quartier qui à la fois à cessé d’exister et est présent, aujourd’hui, sous mes yeux plus que sous mes pas, dans les lignes de Modiano. C’est aussi un Paris que j’aime.
Citation, qu’il est étonnant de trouver en exergue, qui donne le ton au roman. Qui n’a pas, bien qu’agité par un pragmatisme tout nord-américain, passé de lents moments dans un café de la montagne Sainte-Geneviève, à y lire, à y rêver, à regarder des inconnus de passage, se croyant alors parisien de toujours ?
À la moitié du chemin de la vraie vie, nous étions environnés d’une sombre mélancolie, qu’ont exprimée tant de mots railleurs et tristes, dans le café de la jeunesse perdue. Guy Debord
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Taggé: France, modiano, roman
La vie en Célinémascope
20 octobre 2007 · Pas de commentaire
Bonne pièce, à La Licorne, pour ma rentrée théâtrale montréalaise. Je n’avais pourtant que médiocrement apprécié la précédente pièce d’Olivier Choinière, Venise-en-Québec, présentée l’an dernier au Théâtre d’aujourd’hui.
Tout en faits divers, de l’horrible vie quotidienne au fantasme célinien, qui, finalement, est aussi glauque que le monde de Louis-Ferdinand.
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Dans le café de la jeunesse perdue
6 octobre 2007 · Pas de commentaire
Patrick MODIANO, Dans le café de la jeunesse perdue, Gallimard, Paris, 2007
Sur cette page, celle que les Éditions Gallimard consacrent au nouveau roman de Patrick Modiano, vous pourrez ententre celui-ci présenter son livre. Entendre Modiano, pour moi, est un plaisir qui s’ajoute à celui de le lire. On sent les déambulations de sa pensée comme on déambule, en le lisant, dans les rues de Paris. Un Paris qui a déjà existé et qui, grâce à lui, existe encore.
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Identités
26 septembre 2007 · Pas de commentaire
Alors que l’on constate le meilleur et le pire dans cette commission dont il n’y a que peu à attendre, on voudra sans doute lire le livre de Homi K. Bhabha Les lieux de la culture : une théorie postcoloniale. En attendant son arrivée sur nos rayons, écoutons le dans le cadre de l’émission Les vendredis de la philosophie sur France Culture.
Homi K. Bhabha
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La loi du genre
21 septembre 2007 · Pas de commentaire
Laure MURAT, La loi du genre : Une histoire culturelle du « troisième sexe », Fayard, Paris, 2006 (460 pages)
« Troisième sexe : celui qui déshonore les deux autres. » Alfred DELVAU, Dictionnaire de la langue verte, 1866
I
Cet exergue en dit beaucoup. Le lecteur de ce blog se rapportera à la quatrième de couverture que j’ai citée il y a quelques jours pour le programme de cet essai extrêmement documenté et instructif, et d’une lecture toujours agréable.
L’essai couvre pour l’essentiel les XIXe et XXe siècles, mais vise plus particulièrement la période allant de 1835 à 1939 en France et en Allemagne, pays qui s’opposent non seulement sur le plan politique mais aussi sur celui des idées et où la perception des moeurs de l’autre constitue une arme idéologique dans cet affrontement. L’Angleterre fournira aussi quelques exemples intéressants.
C’est en effet entre ces deux dates que le troisième sexe a été inventé et, de ce fait, s’est inventé en tant que sujet. Tout d’abord, aura été nommé « ce sexe qui n’a pas encore de nom », dont Alfred DOUGLAS, l’amant funeste d’Oscar Wilde, aura dit qu’il est « l’Amour qui n’ose pas dire son nom ni révéler son âme ».
De tante à pédéraste des rapports de police de Paris — textes amplement cités et tous savoureux — avec les problèmes grammaticaux qui découlent du croisement des genres : il est tante…, jusqu’à homosexuel qui finit par supplanter de multiples concurrents, mais engendre hétérosexuel, car il faut bien nommer ce qui n’est pas l’exception, le troisième sexe aura obligé les deux autres à se penser.
Le sujet sera soustrait au domaine de la justice pour entrer dans le domaine de la médecine, oscillera entre vice et condition, alimentant le débat entre l’inné et l’acquis. L’essai s’appuie sur les archives de la police de Paris, sur les ouvrages de médecine et de psychatrie tout aussi bien que sur les oeuvres romanesques, dont les citations abondent et illustrent fort bien l’évolution du regard de la majorité sur la minorité, ainsi que celui de la minorité sur elle-même.
II
Le rêve que je trouve le plus fascinant est celui d’une société androgyne ou sans genre (et non pas sans sexe), dans laquelle l’anatomie sexuelle serait sans rapport avec ce que l’on est, ce que l’on fait et avec qui on fait l’amour. Gayle RUBIN, de son essai The Traffic In Women (1975)
L’essai comporte sept chapitres s’articulant chacuns sur un thème où Laure Murat développe les différents aspects « du genre », que ce soit la tante telle que la voit le policier, la notion d’inversion ou la théorie du troisième sexe, le tribadisme, la théorie du sexe intermédiaire, et le fait que les rapports entre personne de même sexe sont considérés comme un mal qui vient d’ailleurs.
Un des chapitres, selon moi, le plus intéressant est celui portant sur la littérature et, plus spécifiquement sur Gide, Proust et Colette dans leur rapports avec la question homosexuelle, ou plutôt, dans la façon dont ils la vivent et dont il en font une clé et grille de lecture. J’ai trouvé particulièrement instructif, et nouveau, l’analyse de la Recherche du Temps perdu, oeuvre marquée du sceau de l’inversion du genre par rapport au sexe, vice héréditaire de la « race maudite ».
L’ouvrage se referme sur un chapitre, La femme en culotte, qui traite du rôle de ce vêtement et de la bicyclette dans l’émancipation de la femme depuis 1880 en passant par la Grande guerre pour en arriver aux mouvements de femmes… en mouvement de la seconde moitié du XXe siècle.
En conclusion, je recommande la lecture de cet essai à quiconque voudra se pénétrer d’un regard neuf, tant comme sujet que comme objet, sur la question du genre qu’on dit mauvais. Mais le lecteur se rendra surtout compte combien la question relève, quoiqu’en pensent les défenseurs de la nature, de l’idéologie et comment chaque époque construit un discours sur tout ce qui lui pose problème.
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Taggé: essai, homosexualité, Littérature, murat
